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dimanche 20 juillet 2008

Méninges Heat



Salut, et désolé pour ce long silence mais là, pour le coup, je n’y suis pour rien : j’ai chopé fin mai une sorte de méningite fulgurante appelée purpura fulminans, dont je ne me suis remis que très récemment. Je vous passe les détails mais je l’ai vraiment échappé belle. Un peu plus et je terminais comme le personnage situé au centre de l'illustration ci-dessus. Heureusement, tout s'est miraculeusement arrangé et aujourd'hui je suis en pleine rééducation musculaire ; bientôt, mes bras seront semblables à ceux du jeune homme ci-dessous.



Bref, je suis de retour et la galerie WRCP rouvre donc ses portes, vous proposant une sélection de dance music au top, tantôt infantile, tantôt dépressive, et surtout aussi perverse polymorphe que possible, sinon tout le monde s’emmerderait bien vite.

Par ailleurs, après une saison largement placée sous le signe du n’importe quoi (surtout les derniers mois), l’émission WRCP va reprendre l'antenne de Campus Paris à la rentrée sur des bases saines, notamment grâce à l’arrivée (et/ou le retour) à mes côtés de personnalités radiophoniques de premier plan, et ce, afin d'animer une « vraie » émission avant les mixes, avec invités et numéros spéciaux. Préparez vous également à une refonte quasi-totale du contingent des DJ résidents. Je ne vous révélerai à ce sujet qu’une info pour le moment, et c’est une très bonne nouvelle : il s'agit du départ tant espéré de Koyote et Goon. Enfin ! En revanche, ne rêvez pas, Samuel Aubert ne reviendra JAMAIS, il est dans le showbiz maintenant. Mais bref, place aux jeunes, comme on dit au Parti Socialiste. LOL.

Voilà, je suis content d'écrire ce post de retour, ça me fait plaisir de m'exprimer, surtout que ça ne fait que commencer, j'ai pas mal de choses bien en stock à mettre en ligne ici.

PS : mélomanes consuméristes, rassurez-vous, les posts avec des mp3 arrivent "de suite".

vendredi 21 mars 2008

Carl Craig / Paperclip People – 1991


Oh yes Carl, come on, scream your soul out and be yourself, man. You're acting the tragic and grace-touched really, really well. Lovely orangey hues by the way, very vintage late 90s techno artwork, absolutely love it.

Paperclip People – Gypsy Man (He's a Hobo)
(Tick the case, then click on "Rapatrier" on the upper left side of the screen)

Carl Craig did this nice Crystal Waters/Basement Boys sampling track in 1991 (so that's 15 years before T.I.), as part of a cult Paperclip People 12 inch mostly known for its classic breakbeat title track, "Oscillator", arguably the tune that really got me into techno (and which I discovered listening to the greater than great "Mondial Twist" show on parisian radio station FPP). Anyway, this is marvellous, speedy and juvenile, excited and classy. Should be spun today, shouldn’t it ? Btw much love to Crystal, who's still in the business apparently :


(Crystal Waters with dancers Antoine (l) and Kevin (r))

As a bonus, for those who don’t know it, here’s "Oscillator" itself. I don't have the original version with the long intro on this computer, but I'll upload it this weekend.

Take care. Special hello to you if you're coming from DC's.

mercredi 5 mars 2008

WRCP Show : Swizz Beatz special !



Swizzy, c'est le meilleur pour souffler les bougies d'anniv, mais aussi et surtout pour faire des beats à plusieurs vitesses qu'il claque en dix minutes, mettre des sons de Casio tels quels dans ses tracks et faire en sorte que ça pète plus que tout, mêler le martial au grotesque, le classieux à l'absurde, faire cohabiter grooves sur-huilés et dysfonctionnements arbitraires en arrière-plan. Ultra-minimaliste là où ses prestigieux contemporains Timbo et Pharrell ont (le plus souvent) préféré l'opulence, Swizz Beatz incarne subtilement le courant régressif-nihiliste, presque pervers polymorphe, de la production rap et r'n'b actuelle. Et je défie quiconque de pouvoir pomper son style, même mal, à part ses anciens collègues producteurs de l'écurie Ruff Ryders – je pense notamment à l'ancien old-schooler DJ Scratch qui avait signé plusieurs sons très swizziens tellement réussis qu'on pourrait presque les classer parmi les meilleurs prods du "maître" lui-même.

Ça faisait longtemps qu'on voulait lui consacrer une émission dans WRCP, et maintenant qu'on peut faire des spéciales webexclusives, on s'est dit que c'était le bon moment. Tout cela est animé avec fougue et passion par Frelon, Voltask (tous deux du démoniaque blog Corporate Bloggin) et moi-même.

Première partie
Deuxième partie

Egalement en streaming et podcast sur le site de la radio et sur le blog Corporate Bloggin.

mercredi 12 décembre 2007

Glass Guillotine : növo-yéyé


Adam, alias Glass Guillotine, collectionne entre autres choses les disques électropop francophones fin 70/début 80. On connaît généralement Taxi Girl et quelques autres choses, mais le reste est souvent oublié, pour ne pas dire quasiment mort-né. "Növoyéyé", le terme suggéré par Adam, sied très bien à cette musique juvénile et insouciante en première intention, mais qui tombe finalement très vite dans la neurathénie la plus grisâtre, en dépit de cette relative frénésie rythmique qu’elle cultive souvent. On a du mal à croire qu’une scène musicale aussi singulière ait ainsi existé en France, qu’un mouvement d’ici ait su aussi simplement digérer les influences extérieures (punk-funk, hi-NRG, synth-pop, etc.) et et qu'il ait joui d’une liberté de produire si réelle et si justement exploitée. Cette heure de sélection donne donc à entendre une couleur musicale proprement francophone, propre à la charnière 70/80 : synthés en plexiglas plus très transparent, guitares irritantes, chants féminins d’une perçante maladresse, structures précipitées et capricieuses, on pourrait en dire tellement. Mais en résumé : une sorte de post-punk qui aurait désespérement voulu sonner comme de la pop, des tableaux de dépression urbaine aux couleurs fluorescentes passées en quelques minutes. Merci mille fois Adam!

Mix en podcast ou en streaming sur le site de Campus Paris ou sinon direct via zshare

Tracklisting :

DU TWIST ET DES LARMES
Stephan Eicher - MiniMiniMiniMinijupe
Polyphonic Size - Mother’s little helper
Braque - Jeanette
Plastic Bertrand - La star de l’école (Baby Doll)
Max Arto - Danger
Les Amants - Le rouge et le noir
The Names - Spectators of life
Tokow Boys - Petite rockette
Arto - Kwaï system
Muriel - Cœur à l’index
Elisa Point - Clapotis-clapotas
Mathématiques modernes - A+B=C
Polyphonic Size - Mode
Die Doraus und die Marinas - Tulpen und Narzissen
Artefact - Rendez-vous à Venuxity
Dave Vorhaus - Three O
Tina et les Fairlanes - Un été sur la plage
Les Désaxés - Teenagers électriques
Lio - J’obtiens toujours tout ce que je veux
Bisou - Marre d’aimer
Elli & Jacno - Toujours les souvenirs
Clap machine - Troublez-moi ce soir

Gemini circa 94-95, Chicago.



Mes camarades Koyote et Goon jouent un terrible morceau de lui sur leur récent podcast pour Resident Advisor (lequel podcast déclenche d'ailleurs des réactions assez marrantes de la part du public un peu "psychorigide de la minimale" qui traîne sur le forum du site) : vers 94-95, Spencer Kincy, aka Gemini, était ce qu'on pourrait appeller un "auteur" house fou (matez ses yeux et sa bouche, je sais que c'est la photo qui fait ça mais quand même), un producteur au son à la fois psychédélique et martial, plein de failles mais super entêtant, un peu bad boy avec un côté pédale freaky à grosse barbe, bref quelque chose d'extrêmement singulier, surtout en comparaison à ce que faisaient ses collègues du label chicagoan Relief : je parle de mecs genre Sneak, Gene Farris, Paul Johnson et autres Boo Williams, en gros des gars avec une approche très "tracky" de la dance music, souvent super efficace mais parfois trop générique, il faut bien le reconnaître.

Mais pas de panique, ça ne veut pas dire non plus qu'on est dans l'expérimental relou avec des beats qui font mine de partir mais en fait non parce qu'on décidé de déconstruire le beat ou je ne sais quoi: Spencer Kincy sait qu'il doit parler aux corps, les déclencher, les intensifier. Les faire paniquer même, les rendre dingos, comme en témoigne le titre ci-dessous, une version différente (mais sur la même face de maxi, avec exactement le même titre : pourquoi?) de celui qui figure dans le podcast de K&G et qui donne une bonne idée de l'espèce d'incohérence formelle et sonore qui fait la marque de fabrique de ce cher Gemini. Si d'autres gens entendent du français dans le sample de voix, ils seraient sympas de me le signaler. Et si vous pouvez rafraîchir ma mémoire avinée au niveau de par rapport à un autre sample, ces cordes stridentes là, c'est ESG, Liquid Liquid, je sais plus.




Gemini - For the Crazy (2)

Si je respecte autant Gemini, c'est aussi parce qu'il sait que rien de tel qu'une bonne trompette jouée au synthé (je prépare d'ailleurs un post sur ce thème si riche) pour faire tomber les danseurs sous son joug, avec une ligne de basse qui ne laisse pas la choix et un sample bienveillant quoique un peu fantomatique de Nina Simone. Toujours le goût des moods contrastés, des éléments qui tournent pas tout à fait à la même vitesse, des assemblages un peu hasardeux, genre "ça va jamais tenir ensemble mais bon on sait jamais". J'adore cette esthétique du "on essaie quand même", c'est touchant et héroïque en même temps, surtout quand ça marche aussi bien. Alors que ça devrait s'écrouler, finalement ça se tient, un peu comme pas mal de tracks de Swizz Beatz, dans un autre style.




Gemini - U Know How I Feel


"French Kiss" est une grosse référence pour Gemini, j'ai même envie de dire qu'il a carrément scotché dessus, il en reprend l'hynotique basse sur plusieurs morceaux, mais dans celui-ci il varie et développe son projet de plagiat indirect en reprenant la fameuse descente de tempo de l'original. Sauf que là, il accélère plus qu'il ne ralentit, et en plus il le fait tout au long des quatre minutes. Je crois qu'on peut parler de house "expérimentale" à condition que l'adjectif ne soit rien d'autre qu'une manière polie de dire "druggy".

Gemini - Your Place or Mine

Pour les gens aux goûts plus standardisés, moins audacieux, je mets ce track plus disco filtrée et cuttée sorti sur Cajual, mais somme toute très charmant, avec tout de même une touche un peu zarbi et absurde, cette ligne de basse en retrait mais néamoins pleine de bonhomie.




Spencer Kincy - Don't Stop

Je connais beaucoup moins la suite de sa carrière, mais ce que j'en ai entendu m'a paru vachement plus propre, plus rond, moins anormal, même si ça reste quand même relativement "tipar" – ce n'est d'ailleurs pas pour rien s'il a fait des choses sur Classic, le label monté en Grande-Bretagne par son compatriote Derrick Carter et Luke Solomon, qui allait ensuite lancer Music For Freaks. En tous cas je vous invite à écouter à peu près tout ce qu'il a fait dans les deux années abordées par ce post, et je me dis d'ailleurs que je vais en faire un deuxième histoire que vous saisissiez bien l'enjeu.

mardi 11 décembre 2007

JE VAIS TOUT VOUS EXPLIQUER, ÇA VA ÊTRE LIMPIDE



Bien, comme vous avez été nombreux (3) à me le faire remarquer, ce blog est un peu en arrière de la main, il n’avance pas, reste en jachère, procrastine et risque de se faire oublier avant même d’avoir commencé à faire parler de lui – et ce serait vraiment la honte, l’amertume complète, comme se prendre un gros vent avant même d’avoir accosté une fille.

J’ai donc décidé de m’y remettre une bonne fois pour toutes, en uploadant régulièrement les mixes de nos résidents et invités (ce samedi à 22h ce sera Saint-Rémy du label Initial Cuts, juste avant le résident « diversité », Mikhail, à 23h) et en ajoutant ceux qui sont passés sur l’antenne du WRCP depuis septembre – et il y en eu pas mal depuis le temps, mais il faut me comprendre, maintenant que je suis si bien inséré professionnellement, ce n’est pas hyper évident pour moi de replonger comme ça dans le grand bain de l’improductivité et de la non-gestion de temps. Car avant j'étais comme eux :



Mais comme ça me saoule un peu de me contenter de poster des sets agrémentés d’une prose au ton pseudo-distant et de quelques bons mots que je ne comprends pas toujours moi-même, j’ai également l’intention de poster des mp3 et d’en parler, de théoriser un peu sur la musique – en l’occurrence, sur celle qui me parle le plus et que je connais le mieux, donc pour commencer ça va surtout être « classic » house et techno, disco/boogie, IDM 90s et rap avec des synthés, mais vite plein d’autres choses j’espère. A l’occasion, je vous parlerai de ma vie, une existence assez standardisée dans l’absolu mais qui a tendance, pour je ne sais quelle raison, a devenir tout bonnement pa-ssio-nante quand je me mets à la raconter. Il faudra aussi que je parle sérieusement de bouffe, de télé, de presse, de philo, de psycho, d’habits, d’argent, et que je prenne des photos.

On commence tout de suite (au dessus, donc) avec la dernière résidence WRCP de Gilb’R, puis un post sur Gemini, producteur house du Chicago 90s qui ne laisse pas de me fasciner.

vendredi 12 octobre 2007

13 octobre, demain soir : Dirk Leyers + Mikhail (GetThe Curse)





WRCP demain soir sur Campus Paris 93,9fm et en streaming:

22h : Dirk Leyers, connu entre autres pour avoir été la moitié de Closer Musik avec Matias Aguayo, devenu depuis un producteur rare et précieux, pratiquant d'une deep house moderniste, sensuelle et raffinée.



23h : l'unique et tropical Mikhail, jeune DJ résident du WRCP Show, qui a récemment joué au Paris Paris, à la Flèche d'Or, au Triptyque. Adepte d'un son electro/minimal (deux termes qui, je sais, ne signifient rapidement pas grand chose) sexy et malsain (deux adjectifs qui, eux, ont en revanche un sens bien déterminé), tantôt sombre, tantôt extatique, c'est un gars qui promet d'aller loin. Il est par ailleurs rédacteur du suractif site getthecurse et risque également de finir légende du web 2.0 français.

Donc on résume : bonne deep house bien début de soirée à base de regards sereinement coquins, parfois ambigus, puis ensuite ça se durcit sans pour autant la jouer ouvertement queutard (ce qui aurait certainement pu être le cas si j'avais recruté en résidence l'infâme Clems, collègue de Mikhail chez GTC). Bonne éclate par avance.

Semaine prochaine : Volta!!! Avec Koyote & Goon, qui sortent bientôt leur merveilleux maxi sur Disques Primeur.